Pour sa deuxième saison, Cheap Entertainment déménage. Désormais, c’est ici que ça se passe.
La Vie passionnante de Marco – Épisode 35
Publié 26 décembre 2008 Ma vie est absolument passionnante 2 CommentairesAvant de créer Cheap Entertainment il y a près de huit mois, j’avais déjà tenté plusieurs fois de me faire une place sur la toile. Ce qui est difficile quand on se lance dans ce genre d’entreprise, c’est de savoir exactement où on va et ce qu’on veut faire de son espace. Il suffit d’une poignée de clics pour créer un blog, il en faut des millions d’autres pour le faire vivre.
Après quelques atermoiements, je crois que j’ai enfin trouvé la formule qui me correspond, le blog qui me ressemble. Quand j’ai créé Cheap Entertainment le premier avril dernier, je m’étais fixé comme objectif de tenir cinq mois au moins. Aujourd’hui, non seulement j’ai largement dépassé les cinq mois – Seb à ce propos tu me dois une bière – mais je constate surtout que j’éprouve encore du plaisir à venir écrire ici.
L’idée de ce site, au départ, c’était de me ménager un petit espace d’expression dans lequel je pourrais construire quelque chose de durable. Dix-sept épisodes de ma petite série plus tard – pour ne prendre que cet exemple – je pense que c’est fait. Ça n’a pas toujours été facile, parce que j’ai malgré tout un vrai travail qui ne me laisse parfois que peu de temps pour faire autre chose – j’en profite d’ailleurs pour préciser que quand je parle de “vrai travail” je n’entends pas dévaloriser ceux qui ont la chance de vivre de leur créativité mais bien mettre en lumière le fait qu’écrire ici ou ailleurs n’est pas mon activité principale, loin de là, même si parfois j’aimerais qu’il en soit autrement – et parce que l’imagination n’est pas quelque chose de certain.
Ce dernier épisode de ma vie passionnante, puisque c’est bien de ça qu’il s’agit, je l’ai recommencé six ou sept fois. J’avais fait un premier jet il y a quelque temps déjà, et puis je l’ai complété, je l’ai repris, mélangé, remodelé, pour finalement l’effacer et recommencer sur une page blanche. Je voulais clore la première saison de Cheap Entertainment en beauté et avec cette septième ou huitième tentative je ne suis toujours pas sûr d’y arriver. Le message que je voulais vous faire passer, c’est que si j’écris aujourd’hui le trente-cinquième épisode de ma vie passionnante, et surtout si j’ai envie dès demain de me lancer dans la préparation de la saison 2, c’est avant tout grâce à vous.
Quand j’ai ouvert ce site le premier avril dernier, je me suis dit qu’il finirait sans doute comme les autres : à la poubelle, faute de lecteurs et faute d’envie d’écrire pour moi-même. Mais vous êtes venus, un par un, vous avez laissé quelques commentaires, pas beaucoup mais je ne peux pas vous en vouloir parce que moi-même je ne commente pas énormément chez les autres, vous avez participé aux jeux que je vous ai proposés, au cadavre exquis aussi, vous avez réagi à certains de mes articles, bref vous avez été là.
Finalement, je suis content que le seul drame de ce site est que je n’ai pas assez de temps pour y écrire tout ce que je voudrais y écrire. (Non, il n’y a pas d’erreur de conjugaison dans la phrase précédente. Dans la mesure où le fait annoncé est établi, il faut bien utiliser le présent de l’indicatif et non le conditionnel. Je le précise parce qu’on fait sauvent la faute. Même le correcteur Word™ s’y laisse prendre. Si je peux au moins servir à ça, c’est toujours ça de pris.) J’aurais pu me lamenter de n’avoir qu’une poignée de lecteurs mais bah, je ne suis pas sûr d’être fait pour le succès de toute façon. Et puis comme ça c’est plus intime.
Je ne vais pas vous dire aujourd’hui tout ce qui se passera dans la saison 2 de Cheap Entertainment. D’une part je ne le sais pas avec précision – il faut que j’y réfléchisse pendant mes vacances bloguesques – et d’autre part ce serait gâcher un peu le plaisir des retrouvailles. (Dites que vous reviendrez, s’il vous plaît, dites-le, même si c’est pas vrai.) Cela dit, si vous avez des envies particulières, des idées extraordinaires ou même des remarques futiles, n’hésitez pas à enrichir les commentaires, ils sont faits pour ça.
Quelques précisions pratiques, pour terminer, sur ce qui va se passer à l’intersaison. La réponse est simple : rien. Cette première saison de Cheap Entertainment est maintenant en mode jachère : les commentaires ne sont plus modérés – ça ne veut pas dire que vous pouvez écrire des insanités, quand même – et je n’y répondrai plus – mais je les lirai quand même, rassurez-vous.
Vous l’avez compris, la saison 1 de Cheap Entertainment se termine aujourd’hui. La saison 2 commencera le vendredi 9 janvier 2009. D’ici là, si vous avez peur de vous ennuyer, je vous engage à aller lire mes quotidiens : 30 jours de BD, Alexandra, Pénélope Bagieu, Bambiii, Boulet, Gally, Kek, Madd, Mathilde, Moatthieu et Thorn, Margaux Motin, Obion, Pacco et Maé, Frédéric Peynet, Stivo, Fabrice Tarrin, Tata Nath, Tom, TriBeCa, Lewis Trondheim, Martin Vidberg, Waltch, Wayne et Zack Weiner.
Alors joyeux Noël (avec un peu de retard), bonne année (avec un peu d’avance) et rendez-vous ici le 9 janvier.
PS : Si vous voulez être super sympas et m’aider à préparer la nouvelle saison de Cheap Entertainment, vous pouvez par exemple créer une bannière qui déchire sa race, histoire de personnaliser un peu les lieux. Après, moi je dis ça, je dis rien… (La bannière doit faire 780 pixels sur 200, sans quoi il faudra rogner, et ne contenir que des images, si images il y a, libres de droits, sans oublier bien sûr la mention “Cheap Entertainment saison 2″. Mais je ne veux pas insister…)
Après une longue discussion sur la confiance, le partage, l’envie et la passion, Emma et moi avons décidé que je pouvais en toute bonne foi aller passer Noël chez les parents d’Anaïs, parce que d’une part elle fêterait Noël en coulisses avec ses collègues, et d’autre part parce que, n’étant pas rentré en France depuis mon arrivée à Londres l’été dernier, ça me ferait du bien de passer un peu de temps en France entouré de Français.
Pour ne pas risquer de trouver le temps long au cas où les parents d’Anaïs auraient été un peu fatigants – je me suis toujours méfié des parents des autres, eût égard à l’attitude des miens – je ne les ai rejoints que dans la matinée du vingt-quatre. Parti très tôt de St. Pancras, j’ai pu prendre le temps de m’offrir un bon petit déjeuner français en face de la gare de Lyon avant, justement, de partir pour Lyon.
Je suis arrivé chez les parents d’Anaïs à l’heure du déjeuner, au moment où ils allaient passer à table. Anaïs était venue me chercher à la gare et m’avait annoncé sur le trajet que toute sa petite famille était là : ses parents, bien sûr, mais aussi sa sœur, son beau-frère et ses deux enfants.
Stéphanie, la sœur d’Anaïs, est sa cadette de quelques années mais si Anaïs n’a jamais vécu en couple, sa sœur s’est installée dès la fin de ses études avec son amour de lycée et deux petits enfants, une fille et un garçon, sont rapidement venus compléter cette image d’Épinal de la famille parfaite.
Le déjeuner, léger pour préserver nos appétits pour le repas du réveillon, était plutôt décontracté. Tout le monde était fraichement arrivé de voyage et avait envie de fêter les retrouvailles. J’avais peur que tout ce petit monde se demande un peu ce que je faisais parmi eux mais j’ai été intégré aux conversations dès les premiers mots et tout le monde a fait en sorte que je me sente comme un membre de la famille.
L’après-midi, j’ai été jouer dehors avec les enfants. Après mon long voyage de la matinée, j’avais envie de me dégourdir un peu les jambes et je me disais que les adultes av aient certainement des tas de choses à se raconter. Les enfants ont cette toujours cette capacité incroyable d’intégrer des inconnus à leurs jeux sans demander de justification particulière à leur présence et j’étais content de voir que Lucie et Victor avaient adopté cette attitude. Nous avons couru pendant des heures dehors et, après un moment, la nuit tombant, nous sommes rentrés nous réchauffer à l’intérieur.
Alors que nous enlevions nos manteaux, gants, écharpes et autres bonnets, la petite Lucie a finalement laissé éclater sa curiosité. “Dis, est-ce que Tata Anaïs c’est ton amoureuse ?”, m’a-t-elle demandé. J’étais un peu gêné. Je comprenais bien que tant que je jouais dehors avec eux, je pouvais être n’importe qui, ça ne les aurait pas dérangés le moins du monde, mais maintenant que j’entrais chez leurs grands-parents, il fallait bien trouver ma place dans la famille. Devant le regard interrogateur de Lucie et de son frère, j’ai fini par répondre que non, je n’étais pas “l’amoureux” d’Anaïs. Je sentais bien que la question suivante serait “Mais pourquoi t’es là, alors ?” et j’ai essayé de prendre les devants en expliquant qu’Anaïs est moi étions de vieux amis, rien de plus.
“Mais pourquoi tu fais pas Noël avec ton papa et ta maman à toi alors ?, a-t-elle continué. Mon papa il vient ici parce que c’est le mari de ma maman mais quand mon papa c’était pas le mari de ma maman il faisait Noël avec son papa et sa maman à lui.” Sa logique était imparable et je n’avais aucune envie d’expliquer à une enfant de six ans que j’ai rompu tout contact avec mes parents depuis des années.
C’est le moment qu’a choisi Anaïs pour intervenir. Elle était dans la pièce à côté et avait apparemment entendu toute la conversation. “En fait, James, c’est mon ancien amoureux, a-t-elle dit en entrant. Quand c’était mon amoureux je lui avais promis que je l’inviterais à passer Noël ici avec nous mais entre temps ce n’était plus mon amoureux alors je ne l’avais pas invité.” J’aimais sa façon de présenter la chose, et je me doutais bien que les failles de son discours n’échapperaient pas à la sagacité de la petite Lucie. “Mais pourquoi tu l’as invité cette année alors ? C’est re-ton amoureux ?”
Cette petite avait décidément une logique à toute épreuve. J’ai eu envie de sourire à la simplicité de cette question et alors que je cherchais un regard de connivence autour j’ai constaté que toute la famille était à présent dans le salon, suspendu à la réponse d’Anaïs. Finalement, Lucie avait posé exactement la question que tout le monde se posait.
Finalement, Anaïs a répondu. “Ce n’est pas le problème. Quand on promet quelque chose à quelqu’un, il est important de tenir sa promesse, même si on n’a plus la même relation qu’on avait au moment où on a fait la promesse. J’ai promis à James que je l’inviterais à passer Noël ici avec nous, j’ai mis du temps, beaucoup de choses ont changé, mais j’ai fini par le faire. C’est pour ça qu’il est là aujourd’hui.”
Je me sentais coupable. Après tout si j’avais d’entrée répondu à Lucie que je ne passais plus Noël avec mes parents depuis des années parce que je m’étais fâché avec eux et qu’Anaïs m’avait invité pour que je passe un bon Noël quand même, ça aurait évité que la conversation tourne à l’interrogatoire. Pourtant, à moi non plus, la réponse d’Anaïs ne me paraissait pas aussi simple qu’elle aurait dû être.
Avant de donner le nom du gagnant, je me dois d’annoncer les réponses qu’il fallait donner pour empocher le maximum de points, ne serait-ce que pour préserver encore un peu le suspense. Comme annoncé dans les règles, vous pouviez donner deux noms pour chaque film dans la mesure où il n’est pas toujours facile de déterminer entre deux personnages quel est le principal. J’ai donc accepté les réponses suivantes :
1. Marlon Brandon / Martin Sheen
2. Val Kilmer (probablement le pire Batman qui soit)
3. Jonathan Pryce
4. Humphrey Bogart
5. Britney Spears (eh oui)
6. Ben Affleck / Matt Damon
7. Bourvil / Michèle Morgan
8. Matthew Modine
9. Michael Caine
10. Beat Takeshi ou, de son vrai nom, Takeshi Kitano
11. Christophe Lambert (en kilt)
12. Jim Carrey (particulièrement excellent dans ce film)
13. George Clooney
14. Jean Gabin
15. Yves Montant
16. Toshiro Mifune / Takashi Shimura (il s’agissait bien des Sept Samurai)
17. Gérard Depardieu
18. Nanni Moretti (pour votre culture le titre français de ce film est La Chambre du Fils)
19. Natalie Portman / Hugo Weaving (pas facile, il porte un masque pendant tout le film)
20. Edna Purviance (c’était un piège, qui n’a d’ailleurs absolument pas marché puisque personne n’a répondu, c’est l’un des deux films de Charlie Chaplin dans lequel il ne tient pas le rôle principal, et aussi pour votre culture le titre français de ce film est L’Opinion publique)
Décomptons les points de Yaël, toujours première à répondre. Yaël, tu as bon pour les films 1, 2, 4, 5, 6, 8, 11, 12, 14, 15, 17 et 19. Robert De Niro joue certes dans Brazil mais on ne peut pas considérer qu’il tient le rôle principal. Tu as mal orthographié George Clooney et ça t’a coûté un point (quel dommage). Cela dit, tu marques quand même 12 points, ce qui est bien mais pas top.
Au tour de Seb, qui je le rappelle peut prétendre à la victoire finale s’il termine premier. Seb, tu as bon pour les films 2, 4, 5, 11, 13, 14 et 19. Beaucoup d’humour, comme toujours, dans tes autres réponses, sache que j’apprécie l’effort. Quoi qu’il en soit tu marques 7 points, ce qui te classe provisoirement deuxième.
Au tour d’Arnaud. Arnaud, tu as les bons acteurs pour les films 1, 4, 5, 6, 10, 11, 13, 14, 15 et 17. Tu as mal orthographié “Natalie Portman” ce qui te fait perdre un point (dommage), cela dit tu totalises quand même 10 points, ce qui te permet de prendre la deuxième place à Seb.
Alexandra, enfin, dernière à jouer. Alexandra, tu as les bons acteurs pour les films 1, 2, 4, 6, 11, 13 et 14. Au total, tu marques donc 7 points, ce qui te place à la troisième place ex-æquo avec Seb. (Décidément Seb a toujours besoin d’avoir quelqu’un à ses côtés.)
Les points de ce dernier jeu de la saison 1 se répartissent donc de la manière suivante : 55 points à Yaël, 27 à Arnaud, 9 à Seb et 9 aussi à Alexandra. Il se trouve que j’ai découvert que ce qui fait boguer la barre latérale est la présence de tableaux dans mes articles. Du coup, pour éviter ça, je vais revenir à l’ancienne méthode (en attendant mieux). Le classement final de cette saison 1 est donc le suivant :
Classement Nom Total points Points jeu Évolution
1 Yaël 173 55 =
2 Arnaud 109,5 27 + 2
3 Stéphane 107 0 - 1
4 Seb 106,5 9 - 1
5 Alexandra 78 9 =
6 Mathilde 26 0 =
La grande gagnante de la saison 1 de Cheap Entertainment est donc Yaël qui, avec ses 173 points, compte tout de même 63,5 points d’avance sur son dauphin, Arnaud, qui réalise néanmoins une belle opération sur ce jeu puisqu’il atteint la deuxième place pour la première fois de la saison. La plus grosse déception de la saison sera sans doute pour Seb qui s’est accroché pendant longtemps à la deuxième place et que le retour de Stéphane à l’avant-dernier jeu et la remontée fantastique d’Arnaud au dernier jeu laissent au pied du podium, à un demi-point seulement de Stéphane qui obtient une belle troisième place malgré sa participation à deux jeux seulement. (Deux victoires en deux jeux, la performance doit néanmoins être notée.) Un petit mot d’encouragement enfin pour Alexandra et Mathilde, arrivées tardivement dans la compétition et qui n’ont eu que peu de chances de disputer le titre. Tout ceci, quoi qu’il en soit, est prometteur pour la saison prochaine qui sera sans doute plus âpre et plus disputée.
Bref, un grand bravo à Yaël qui a accroché la première place dès le deuxième jeu et qui a su la garder jusqu’au bout. Yaël, envoie-moi ton adresse via la page “Contact”, tu recevras ton cadeau aux alentours de début janvier.
La saison 1 se termine dans quelques jours, révisez vos classiques entre la bûche et le champagne, les jeux reprendront la saison prochaine.
Cher Marco,
J’ai bien reçu ta gentille lettre. De toute évidence, tu es bien trop vieux pour croire en moi et pourtant je constate que tu as gardé cette âme d’enfant, cette vague innocence qui t’a poussé à m’écrire. Mon cher Marco, je ne peux que t’en remercier.
Tu sais, en ces temps difficiles, j’ai moi-même un peu de mal à satisfaire tous les vœux que l’on m’a envoyés. J’ai beau être le Père Noël, je reste soumis aux aléas du monde actuel. Animé par une volonté de maintenir des conditions décentes de fabrication des jouets que je distribue, je n’ai pas voulu délocaliser mes usines en Asie. Je peux te l’avouer, Marco, car je sais que tu me comprendras, aujourd’hui je m’en mors les doigts. La crise ne m’a pas permis de satisfaire toutes les exigences salariales des lutins qui travaillent pour moi et beaucoup sont partis à la concurrence – les fabricants qui sont distribués dans les grands magasins – travailler en tant que consultants de luxe. Par voie de conséquence, toutes les commandes ne pourront pas être réalisées dans les temps et un certain nombre – que je ne peux pas réellement estimer – d’enfants n’auront pas droit, malgré toute la sagesse dont ils ont fait preuve cette année, à leurs cadeaux cette année. Je te laisse imaginer, cher Marco, dans quel état je suis.
En ce qui te concerne, tu te doutes bien que je ne pourrai pas accéder à ta demande. Si c’était en mon pouvoir, je le ferais sans hésiter – car malgré ce que tu sembles penser j’estime que tu as fait de ton mieux – mais hélas je ne suis en mesure que d’offrir des cadeaux bassement matériels.
Pour autant, Marco, j’ai l’intime conviction que ce que tu demandes se trouve déjà au fond de toi. Il ne tient qu’à toi de te procurer un peu d’amour, un peu de bonheur et, comme tu dis, “ce supplément de culture qui [te] manque”. Lève les yeux, Marco, et regarde autour de toi. Je suis convaincu que si tu prêtais plus attention à ton entourage et ton environnement, tu verrais qu’il y a parmi tous ces gens que tu côtoies régulièrement des personnes qui n’attendent que l’occasion de te rendre heureux. Et parmi ces regards amicaux, observe bien, peut-être trouveras-tu un regard amoureux. Pour ce qui est de la culture, mon cher Marco, apprends que connaissance est mère de souffrance. Bienheureux celui qui ne sait que ce qu’il a besoin de savoir.
Cher Marco, j’espère que tu l’as compris, les plus beaux cadeaux que tu peux recevoir sont ceux que tu n’attends pas. Tout ce que je peux t’offrir, c’est la confiance. Ne crois pas en moi, Marco, crois en toi.
Bon courage à toi, joyeuses fêtes,
Père Noël
———
Ce petit texte est bien sûr dédicacé à Alexandra qui a sans doute mieux à faire en ces périodes de fêtes que gâcher ses larmes sur mes gribouillages.
Cher Père Noël,
Officiellement, c’est vrai, je ne crois plus en toi. Mais dans le contexte actuel, on se raccroche à ce qu’on peut et cette année, Père Noël, j’ai envie de croire en toi. Pour être honnête, je ne suis pas sûr d’avoir été particulièrement gentil cette année. Je n’ai pas non plus fait tout ce qui était en mon pouvoir pour faire le mal autour de moi mais j’ai bien peur d’avoir souvent détourné le regard quand d’autres demandaient de l’aide.
Je l’avoue, Père Noël, je n’ai pas donné autant que j’aurais pu pour toutes les bonnes causes de cette Terre. D’un autre côté quand je vois comme je suis fauché aujourd’hui, je me dis que j’ai peut-être donné un peu plus que ce que j’aurais dû. C’est vrai aussi, je n’ai pas acheté d’actions de mon entreprise au moment où elles commençaient à baisser pour contribuer à l’effort collectif et les faire remonter. Au lieu de ça j’ai souscris à une assurance vie pour mes vieux jours.
Ceci étant acquis, je ne peux décemment pas te demander beaucoup de cadeaux cette année. Et puis, si c’est pour m’offrir des CD que j’ai déjà ou des vêtements que je ne mettrai jamais, ça ne vaut pas le coup. Malgré tout le respect que je te dois, Père Noël, je dois dire que tu n’as pas toujours bon goût.
En fait, ce qui me ferait plaisir cette année, ce serait que tu ne m’apportes pas de cadeau du tout. Cette année, je n’ai pas envie de recevoir des cadeaux que je ne mérite pas. Par contre, et ça je ne sais pas si c’est en ton pouvoir, il y a quand même deux ou trois choses que tu pourrais faire pour moi, si jamais tu estimes que je mérite un petit quelque chose malgré tout.
Père Noël, si cette année tu pouvais m’apporter juste un peu d’amour, un peu de bonheur et ce supplément de culture qui me manque, je serai le plus heureux des hommes.
Merci d’avance, Père Noël, pour tout ce que tu pourras faire. Sache aussi que même si tu ne fais rien, je ne t’en voudrai pas. Après tout, on fait tous ce qu’on peut.
Bon courage,
Marco
Faudra trouver un titre à ce cadavre exquis la saison prochaine…
Publié 20 décembre 2008 Cadavres exquis FerméTom : Je repense souvent à ce moment, et je me dis que j’ai eu tort.
Laura : En même temps, on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. Tu es sûr que tu ne vas pas la rappeler ?
Tom : Je devrais probablement, mais je sais déjà que sa réaction sera terrible.
Laura : Terrible, terrible, tu n’exagères pas un peu ?
Tom : Tu dis ça parce que tu ne la connais pas, ou du moins pas comme moi.
Laura : On parle bien de ma sœur, là.
Tom : C’est ce que je dis : tu ne la connais pas comme moi. Une fois elle m’a flanqué à la porte et pour moins que ça.
Laura : Mais qu’est-ce que tu te reproches au fond ?
Tom : Dans le désordre : lui avoir menti, avoir été lâche et faible, ne pas lui avoir fait confiance alors qu’au fond, elle est formidable… mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à lui annoncer que j’ai été viré.
Laura : Tu veux que je lui en parle pour toi ?
Tom : Non. C’est à moi de le faire.
Laura : Je vais finir par croire que tu as le goût de la flagellation. C’est ça ton problème : tu te poses toujours en victime.
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À vous les studios.
La Vie passionnante de Marco – Épisodes 31, 32, 33 et 34
Publié 19 décembre 2008 Ma vie est absolument passionnante 2 CommentairesUn petit peu de teasing pour cette fin de saison : le dernier jeu court en ce moment même et vous êtes nombreux à pouvoir prétendre à la victoire finale – et même ceux qui ne peuvent pas y prétendre ont un coup à jouer. Alors n’hésitez pas à aller jeter un œil deux articles en arrière.
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J’ai finalement eu la satisfaction de pouvoir jouer un ultime match avec mon club pour terminer la saison. C’était certes un match amical, donc sans réel enjeu, mais il m’a au moins permis de disputer quelques ballons, de faire quelques passes, de contribuer au score – fusse à hauteur d’un unique point – mais aussi et surtout de sortir du terrain sur mes deux jambes avec le sentiment du devoir accompli. Maintenant c’est officiellement la trêve jusqu’à début janvier : à moi l’alcool, le gras, le tabac et la drogue – euh non, pas la drogue – il sera bien temps de refaire du muscle en janvier.
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Vous avez certainement remarqué que ma barre latérale a reperdu sa latéralité. Encore une fois je n’y peux strictement rien, c’est une erreur imputable à WordPress™. Ça devrait revenir mais je ne sais pas quand. Du coup on va attendre et on verra bien ce qu’il se passe.
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Depuis quelques semaines mes collègues de bureau se sont mis au PMU. Depuis, à longueur de journée j’entends parler de non partants, favoris et autres quintés. Je n’en peux plus. On nous ment : la beaufitude ne touche pas que les classes populaires.
After that story with Jeff, I wasn’t that keen on going back home early. Of course, everything had gone back to normal, but everything had gone back to normal like before Jeff and I started sharing our flats. I still came randomly in his place to ask him to play me something but I knew he was just pretending nothing had happened and I felt he would need time to get me out of his heart anyway.
The good thing about staying late at work is that you have time to know your colleagues, at least those who stay late as well, a little better. Me and the lads still went out after work from time to time – Beth actually rarely went with us since she had to take care of her daughter – but you don’t really behave in a group like you behave when you’re alone with somebody.
Tim is quite an interesting bloke regarding that aspect. He leaves work rather early on Tuesdays and Thursdays to go to training and on Wednesdays as well to work out at the gym. He’s usually free on Mondays but he often – well practically always – goes running so he’s basically only free on Fridays. Then he often stays late – whereas everybody tends to leave early – on Friday and, as I’m now pretty often taking some time after I’m done with my work to write a bit while I’m still at work, we often are the last two people to leave work on Friday nights.
One of these Fridays while he was on his way out he saw the light in my office was still on and decided to have a few words with me before leaving. It was nice to have someone to chat with on this night and the few words soon turned out to be a long and interesting discussion.
Tim told me he plays rugby for a semi-professional team and that, although he loves it, doesn’t leave him much free time. He needs to train almost every day to stay fit and he plays practically every weekend. The championship his team plays in – I think he spoke about England’s third tier which for some reason is called “Division Two” – is national which implies travelling all over the country once every two weeks to play their away matches. Although he’s only in his late twenties and really, really fit, he told me he’s seriously considering the idea of asking to be moved down to his club’s second team – which plays in a lower division – so he needn’t train as much.
It’s funny to notice how we just can’t be satisfied with what we’ve got. (And it’s exactly, without meaning it as a criticism, what I told Tim.) He’s played rugby from a very young age and, as he enjoyed it very much, went on to play at a rather high level. He didn’t choose to turn professional when he had the opportunity because he was fearing he wouldn’t be good enough to earn some serious money which would leave him out of financial troubles once his career would have been over and, as he didn’t want to be looking for a job at thirty-five without any degree, he pursued his studies instead and became a jurist while still playing rugby. And now he has a serious job and plays rugby at almost the highest level his semi-professional status allows him to he still is unhappy with his life.
It was sad to see this intellectually and physically strong man sitting in my tiny office whining about having all he had ever wanted and still being unhappy with it. I tried to cheer him up and understand what he definitely was lacking of. And the answer was even more simple than I expected in the first place. “A woman, he said, and a child.”
That’s how I figured out Tim was utterly obsessed with the idea of becoming a father. I hadn’t realised before that the desire of paternity could sometimes prevent men from finding their loved ones. Tim explained me that every time he met a woman he couldn’t help wondering about whether she would be a good mother and that even some of them were incredibly attractive he just let them go for fear they weren’t, in his opinion, responsible enough to be a mother.
“You know we women don’t grow with the innate knowledge of how to breed a child”, I said. “Some women have it, of course, like I imagine you’d be a perfect father without making any particular effort, but some progressively get it when they’re pregnant while some, sadly enough, don’t get it at all even when they do have a child. What I mean is you can’t judge a woman regarding her attributes as a potential mother until she is a mother.”
“I know what you mean”, he replied, “but I’m not sure you’re right.” He had at this very moment a kind of sarcastic smile on his face. “Look at Beth for instance. The first time I ever saw her, I thought she was a hard person. I don’t really like her as a matter of fact, but it’s off the subject anyway. Still, even before I knew she had a child, I thought she most probably would be a good mother. And, as far as what she told us about her relationship with her daughter is true, I was quite right.” I thought he had a point. “And me?”, I asked, innocently. “You what?”, he said. “Do you think I would be a good mother?” He gave me a broad smile, straightened up and said, quite affirmative: “Oh yes, I bet you definitely would be a great mother.”
Le voilà, ça y est, il fallait bien que ça arrive un jour, le dernier jeu de la saison 2008, celui qui décidera du vainqueur final. Pour rappel, le classement avant ce dernier jeu est le suivant :
|
Classement |
Nom |
Total Points |
|
1 |
Yaël |
118 |
|
2 |
Stéphane |
107 |
|
3 |
Seb |
97,5 |
|
4 |
Arnaud |
82,5 |
|
5 |
Alexandra |
69 |
|
6 |
Mathilde |
26 |
Mathématiquement, tous ceux qui ont déjà participé à au moins un jeu peuvent encore prétendre à la victoire finale. Pour rappel, 100 points sont partagés entre les joueurs à l’occasion de chaque jeu. Une de ces nuits, je me suis amusé à faire comme dans L’Équipe – oui, je lis L’Équipe entre midi et deux au boulot et je vous emmerde – quand ils font pour nous les petits calculs pour savoir, en fonction des résultats à venir, qui peut encore gagner. Une de ces nuits sans sommeil, je me suis livré à ces petits calculs, qui sont bien plus compliqués qu’il n’y paraît. Je ne vais pas vous mettre le détail de mes petits calculs parce que ce serait long et particulièrement sans intérêt mais quoi qu’il en soit, je peux vous dire qu’il suffit à trois joueurs, Yaël, Stéphane et Seb, de gagner ce jeu pour décrocher la victoire finale, indépendamment du nombre et des résultats des autres joueurs. Cela dit, ce jeu n’a rien de vraiment différent des autres, sinon que c’est le dernier de la saison, et que le résultat mis à part à mon avis ça vaut toujours le coup de se mesurer aux autres et à soi-même.
Sur ces belles paroles, voici le jeu d’aujourd’hui qui portera sur le cinéma. Le principe est très simple. Je cite vingt films (entre parenthèses le nom du réalisateur et l’année pour éviter toute confusion avec un éventuel remake) et vous devez me donner le nom de l’acteur/actrice principal(e). (Un seul nom suffit mais si vous n’êtes pas sûr de quel acteur ou actrice tient le rôle principal vous pouvez en nommer deux.) Chaque bonne réponse – correctement orthographiée bien évidemment – rapporte un point (même dans le cas où vous citez deux noms corrects). Évidemment pour corser la chose, comme dirait Patrick Fiori, je vous mets les titres en VO. À vous de jouer. (Et il est entendu qu’il serait malvenu de tricher en cherchant les réponses sur le net ou ailleurs.)
1. Apocalypse now (Francis Ford Coppola, 1979)
2. Batman Forever (Joel Schumacher, 1995)
3. Brazil (Terry Gilliam, 1985)
4. Casablanca (Michael Curtiz, 1942)
5. Crossroads (Tamra Davies, 2002)
6. Dogma (Kevin Smith, 1999)
7. Fortunat (Alex Joffé, 1960)
8. Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987)
9. Get Carter (Mike Hodges, 1971)
10. Hana-bi (Takeshi Kitano, 1997)
11. Highlander (Russell Mulcahy, 1986)
12. Man on the Moon (Miloš Forman, 1999)
13. O Brother where art thou? (Coen Brothers, 2000)
14. Le Quai des Brumes (Marcel Carné, 1938)
15. Le Salaire de la Peur (Henri-Georges Clouzot, 1953)
16. Shichinin no samurai (Akira Kurosawa, 1954)
17. Sous le Soleil de Satan (Maurice Pialat, 1987)
18. La Stanza del Figlio (Nanni Moretti, 2001)
19. V for Vendetta (James McTeigue, 2006)
20. A Woman of Paris (Charlie Chaplin, 1923)
Le jeu commence maintenant et se termine mercredi prochain à 12h30. L’annonce des résultats du jeu et du champion de la saison 1 sera faite dans l’après-midi qui suit (si tout va bien, parce que vu que c’est le 24 décembre, je ne peux rien promettre). Amusez-vous bien.
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